Taux rechute du C difficile et désinfection entre chaque utilisation de la bassine

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  • Ce sujet contient 8 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Anonyme, le il y a 9 années et 1 mois.
9 sujets de 1 à 9 (sur un total de 9)
  • Auteur
    Messages
  • #943
    Anonyme
    Inactif

    Bonjour,
    J’aimerais utiliser ce forum pour soulever l’enjeu de la désinfection des bassines de lit entre chaque utilisation.
    Considérant que le taux de rechute du C difficile après le premier épisode est de 10 à 30% et augmente jusqu’à 65% pour les épisodes subséquentes (Page 7 INSPQ 3ième Édition sur prévention C difficile), une attention particulière devrait donc être porté aux patients déjà affectés.
    La bassine (ou support) peut être un vecteur important dans la transmission des infections, car non seulement elle sert de récipient pour les matières fécales, mais elle touche aussi la surface du lit à l’endroit le plus contaminé. De plus sa désinfection manuelle est proscrite.
    Tenant compte des informations ci-haut, la désinfection thermique et automatisée des bassines entre chaque usage ne serait pas la pratique optimale?
    J’aimerais bien connaître votre opinion.
    Alain Gilbert
    Vice Président – Vice President
    ARJOHUNTLEIGH
    http://www.ArjoHuntleigh.com

    #7797
    Anonyme
    Inactif

    Bonjour M Gilbert
    Selon le rapport fait par l’ETMIS en 2009: Analyse comparative des équipements de traitement des bassins de lit, il semblerait que la désinfection thermique et autimatisée ne soit pas suffisante en présence de Clostridium difficile puisque seule la stérilisation permet de détruire les spores.
    Vous pouvez consulter le document à l’adresse suivante: http://www.inesss.qc.ca
    Bonne journée
    Sandra Boivin BSc. inf.
    DSP Laurentides

    #2979
    Boucher Gaétane
    Participant

    Bonjour, pour nous au CSSS-IUGS notre méthode de soins conernant le C. Diff. demande en premier que l’usager ait sa salle de bain dédié en chambre privée, si cela est impossible, la chaise bassine et sac HYGIE sont utilisés, lequel est jeté dans les déchets dans la chambre du client.
    Lors du départ ou de la levée des précautions, la bassine est d’abord décontaminée au laveur-décontaminateur puis envoyée à la stérilisation. Je suis d’accord avec la réponse de ma collègue.
    Gaétane Boucher Conseillère PCI Sherbrooke

    #2616
    Anonyme
    Invité

    Nous avons mis en place une procédure concernant l’utilisation des bassines lors de c.difficile et entérite:
    les bassines doivent être décontaminé et stérilisé. une mention est apporté sur le sac de transport lors de l’utilisation.

    #1719
    Anonyme
    Invité

    Merci M. Gilbert de soulever ce débat.
    Bien que le rapport de l’ETMIS mentionne que seule la stérilisation permet de détruire les spores, il faut comprendre que les équipements de traitement des bassins d’aujourd’hui ont un système de nettoyage suffisamment efficace pour ÉLIMINER les spores par le système de traitement des eaux.
    Il y a une nuance entre la capacité de DÉTRUIRE et d’ÉLIMINER. En acheminant les spores dans les égouts, le système de traitement des eaux des villes force le passage des eaux usées (spores inclus) à passer par des procédés aérobiques et anaérobiques. Les spores sont alors DÉTRUITS indirectement et non déplacés dans l’environnement comme avec l’usage de sacs ou de système de bassines jetables.
    La solution au problème de contrôle des infection ne réside pas dans la capacité des appareils à détruire les spores mais dans la façon de les intégrer dans vos pratiques comme des outils supplémentaires pour éviter le lavage manuel, tel que recommandé dans le rapport de l’ETMIS.

    De plus, dans plusieurs pays d’Europe, la stérilisation n’est même pas envisagée car trop coûteuse voire même inutile lorsque les procédures de base sont respectées et les aménagements et procédures (chambre individuelle, appareil automatisé dans chaque chambre, personnel formé…) sont réfléchis.

    Côme Bouchard, vp Atlas Médic inc.

    #944
    Anonyme
    Inactif

    Effectivement M. Bouchard, la notion à retenir ici est le nettoyage par retrait mécanique. La même logique s’applique pour le lavage des mains , sans les stériliser pas température ou chimiquement (comme de raison impossible), ces mains ne sont pas une source d’infection si bien lavé. Les coûts des sacs gels et bassine de papier sont de 6 à 8 fois plus dispendieux. Cet investissment serait peut être plus judicieux s’il était orienté à l’application de protocole strict.

    #945
    Anonyme
    Inactif

    Que ce soit des supports ou bassines, la désinfection thermique (automatisé minimise facteur humain) offre une alternative sécuritaire. L’objet peut ainsi être désinfecté sur l’étape puis acheminé pour stérilisation si jugé nécessaire. Vous minimisez ainsi les risques de contaminer les espaces jusqu’au Service Central.

    #946
    Anonyme
    Inactif

    Bonjour,
    L’étude peut parfois porter à confusion car elle qualifie la performances des désinfecteurs peu importante leur année de conception. Les nouvelles générations ont beaucoup améliorer l’efficacité de retirer (et non pas éliminé chimiquement ou par chaleur) les saletés. Le principe est similaire au lavage des mains. Des mains propres sont sécuritaires même si elles n’ont pas été stérilisé. De plus nous avons des études préliminaires du Dr. Alfa qui confirme l’efficacité de notre mécanisme de nettage (avec détergent formulé) sur le retrait des spores sur les bassines.

    #947
    Anonyme
    Inactif

    Bonjour,
    J’ai aussi constaté que vous avez des désinfecteurs dans certains chambres d’unités critique (soins intersifs Hôtel-Dieu). Une situation optimale, pas toujours possible car contraintes d’infrastructures peux se présenter

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